Neil Young au meilleur de sa forme...ou de l'utilité d'avoir de grandes poches...
C'est avec une infinie tristesse que j'ai appris avant-hier, via le blog de Turalo, la disparition d'un vieux camarade de route, Ludovic Joffrain.
Sa mort m'a propulsé vingts ans en arrière.
Nous débutions au sein de la même maison d'édition associative Week-End Doux.
Et je me souviens...
Je me souviens des scéances de dédicaces de son premier album "Badgam".
Avec sa chauve-souris (une vraie !) épinglée sur un carton peint en jaune qu'il portait autour du cou, son rire qui résonnait dans le stand, il attirait une vraie foule de fans, d'amateurs,
bref des lecteurs tombé sous le charme d'un auteur talentueux charismatique.
Je me souviens de discussions passionnées sur le Glam Rock, mouvement musical qu'il vénérait, de ses éclats de rires, de ses coups de gueules, de sa
vision puriste et intransigeante de la bande dessinée underground qu'il défendait bec et ongle, jusqu'à en être l'un des auteurs les plus talentueux, mais hélas aussi, l'un des plus
marginaux.
Son graphisme avait mûri, pris une ampleur, une force indéniable quand on voit notamment l'une de ses dernières illustrations signées sous le pseudo de Spider
Rocket.
Et c'est avec émotion que l'on pourra découvrir sa dernière production qui sera publiée dans le numéro 4 d' El
Coyote.
Il y a six ans maintenant, vieux frère d'art (me), que je t'ai croisé pour la dernière fois.
Quel vide tu laisse !
Tous ceux qui ont eu la chance de te rencontrer restent orphelin...
So long Ludo...





